Nos Propositions

Pour permettre au grand public de nager dans de meilleures conditions à Paris, les Nageurs Citoyens font des propositions nombreuses, dont voici le résumé en 3 axes :

  • Donner toutes les chances de nager au public parisien, en remettant à plat l’organisation et  le fonctionnement des 38 établissements municipaux :

Utilisons d’abord les équipements qui existent. Face à l’augmentation rapide de la pratique individuelle et à la surpopulation dans les lignes de nage pour le grand public[1], il est proposé d’adapter et de mieux répartir l’offre horaire entre les différents utilisateurs.

Nous proposons un objectif d’augmentation de 50 % du mix « horaires / surfaces » dédié aux nageurs individuels. Pour y parvenir, il est indispensable de commencer par optimiser l’utilisation des équipements disponibles :

  1. extension des horaires d’ouverture au public, de 7h à 22h30 [2] ;
  1. meilleur partage avec les clubs, les activités para-aquatiques, voire les scolaires, en fonction des besoins quantifiés des différentes catégories d’utilisateurs ;
  2. intégration des piscines écoles dans le schéma d’ensemble pour alléger la charge des piscines généralistes (exemple : déplacement des cours d’aquagym vers les bassins école en horaires non scolaires) ;
  3. extension des horaires pour le public jusqu’à 9h30 le matin ;
  4. spécialisation si nécessaire des équipements en fonction des besoins ;
  5. optimisation de l’accueil en caisse, permettant de gagner de précieuses minutes à l’entrée (caisse rapide abonnés + simplification tarifaire) ;
  6. harmonisation des horaires de sortie des bassins : 15 mn [3] au lieu de 30 mn ;
  7. étalement des opérations d’entretien, en particulier des fermetures de longue durée, pour tenir compte des besoins du public ; maintenir ainsi une majorité de piscines ouvertes également en été ;
  8. meilleure information du public via le site paris.fr (qui ne fonctionne pas bien) des conditions d’accès et de toute fermeture inopinée ;
  9. information de la fréquentation en temps réel des différents bassins parisiens.
  • Investir pour le développement de la natation à Paris :

Face aux problèmes techniques répétés[4] et à une demande en hausse, nous proposons des actions immédiates pour l’entretien des équipements actuels et un programme de long terme pour la construction de nouveaux établissements.

Ceci implique en particulier :

  1. d’abord, un entretien beaucoup plus rigoureux des établissements actuels, pour faire face aux pannes diverses[5] (pompes, électricité, carrelage…) dans un parc ancien ;
  2. ensuite, une volonté politique de construire, autour d’un diagnostic partagé de la situation et d’une anticipation sur les besoins futurs des divers publics ;
  3. une approche budgétaire et financière réaliste, au besoin en agissant sur les tarifs[6] (clubs, scolaires) ;
  4. … et des investissements simples (savon en libre-accès, ajouts de porte-serviettes, casiers à codes, sèche-cheveux en état, lignes d’eau anti-vagues…) ;
  • Améliorer le bien-être et le confort des nageurs :

Le « bénéfice santé » lié  à la natation n’est pas contesté. Toutefois, ce bénéfice peut être mis à mal par de mauvaises conditions d’accès aux équipements (trajet, file d’attente), ou un sentiment d’insécurité lié à une trop grande fréquentation ou à des comportements dangereux, voire à des conditions d’hygiène approximatives.

Pour que cette activité reste une véritable détente,  un certain nombre d’actions doivent être encouragés au sein même des établissements :

  1. investir les MNS d’une mission active de régulation, de conseil, voire de discipline, afin d’assurer la sécurité, et la bonne entente entre nageurs ;
  2. généraliser la spécialisation des lignes d’eau par vitesse (« nage rapide », « nage lente »), afin que chacun puisse nager à son rythme ;
  3. édicter avec leur concours une “charte de bonne conduite”, pour éduquer les publics divers ;
  4. réviser le règlement des piscines à Paris, qui a plus de 30 ans (1981) ;
  5. s’assurer en permanence des parfaites conditions d’hygiène et de propreté des lieux. Veiller notamment à ce que chaque usager se douche et se savonne avant d’entrer dans l’eau ;
  6. diminuer la température de l’eau d’un degré °C (moins de charges de chauffage et moins de chloramines).

[1] La hausse serait de 75 % en 11 ans (J. Vuillermoz, 25/9/13). D’après le rapport de l’inspection générale de déc. 2011, les individuels représentent les deux tiers des 6,5 M d’entrées annuelles dans les piscines de la Ville.

[2] Comme dans d’autres grandes capitales européennes. Ces ouvertures tardives sont couvertes par les recettes, comme l’indique le rapport d’inspection précité (page 46).

[3] c’est déjà le cas dans une petite dizaine de piscines.

[4] Dont l’association a entrepris de tenir le compte exact au jour le jour: voir http://nageurscitoyens.blogspot.fr/

[5] Ex : en juin 2013, pas moins de 5 piscines étaient arrêtées pour une durée longue (Berlioux, Didot, Buttes aux cailles, Emile Anthoine, Massard). En octobre 2013, 10 piscines ont été arrêtées simultanément.

[6] Plus de 70 % du public individuel bénéficierait d’une forme ou d’une autre de gratuité à l’entrée des piscines.

 

 

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