L’étendue du désastre aquatique

Dimanche 25 mai 2014, 23 (vingt-trois) piscines parisiennes sur 39 étaient fermées  (source paris.fr), soit 59 % de fermeture ! En ce lendemain d’élections européennes, on ne pourra pas accuser les piscines d’avoir détourné les Parisiens de leur devoir électoral, bien au contraire. Serait-ce une subtile stratégie européenne de la Ville pour encourager la participation au scrutin ?

Samedi 24 mai, ce n’était guère mieux : 15 (quinze) piscines fermées pour diverses causes, soit 40% (source paris.fr et nageurs.com) : Taris (5è) fermée pour « manque de personnel », Valeyre (9è) pour « mouvement social », Parmentier (10è) pour « incident technique », Château-Landon (10è) pour « mouvement social », Rigall (11è) pour « compétition », Roger Le Gall (12è) pour « travaux », Joséphine Baker (13è) jusqu’au 8 juin pour « contamination bactériologique », Butte aux cailles (13è) pour « travaux prolongés », Château des Rentiers (13è) pour « incident technique », Aspirant Dunand (14è) pour « mouvement social », Keller (15è) pour « incident technique », Emile Anthoine (15è) jusqu’au 31.1.15 pour « incident technique », Bernard Lafay (17è), Georges Hermant (19è) jusqu’au 31.10.14 pour « travaux »  et G. Vallerey (20è) sans raison indiquée.

Ca ne va, mais alors pas du tout dans les piscines à Paris.

Pièces d’or à Molitor

Pour nager à Molitor, l’ancienne piscine municipale qui a enfin réouvert ses portes cette semaine, il faudra donc, d’après les tarifs affichés, payer 3.000 € par an, ou « seulement » 180 € par jour. Pas très facile d’accès, tout ça…

Les Nageurs citoyens défendent un public qui veut nager, tout simplement. Que les piscines de Paris soient en régie (29) ou en DSP (9) n’est pas important. Ce qui compte c’est qu’elles soient ouvertes, entretenues et accessibles. Mais dans une ville où les nageurs indépendants peinent à trouver des lignes d’eau pour nager, comment peut-on pratiquer des tarifs qui créent une telle barrière ? Pourquoi, au sein du projet, aucun horaire n’a-t-il été négocié pour le public, alors que, d’après l’ancien adjoint de M. Delanoë (Jean Vuillermoz), la demande de natation a augmenté de 75 % en 11 ans ? Que la mairie souhaite déléguer la gestion de ses établissements est une chose, mais qu’elle oublie de défendre les parisiens de base en est une autre. Un très mauvais point, là.